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La plus répandue est la sous-espèce P. grandiflora ssp. grandiflora, qui se rencontre dans tous les 3 régions citées (à l'exception de la Savoie) et qui est aussi la forme dominante de cette espèce. La corolle est caractérisée par une partie supérieure (en 2 lobes) et par une partie inférieure (en 3 lobes). Les lobes de la corolle sont d'une couleur violette foncée et de forme obovée. Souvent on trouve des veines plus foncées sur la face supérieure de la corolle. Sur le lobe central de la partie inférieure, on trouve des petits poils blancs vers la gorge, quelquefois les bords des lobes sont colorés en blancs. La fleur peut atteindre une taille de 4 cm en diamètre. Ce qui est très typique pour cette espèce c'est l'éperon cylindrique et étroit qui peut atteindre une longueur jusqu'à 1,5 cm.
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La sous-espèce P. grandiflora ssp. rosea est endémique de la Savoie et de l'Isère en France. Elle diffère de ssp. grandiflora par sa fleur plus petite et par la couleur rose pâle de la corolle. Sur la partie inférieure de la corolle on trouve vers la gorge des veines rose. La partie inférieure du tube est coloré de rougeâtre ou de rose. Un autre caractère de différenciation est l'éperon plus court d'une couleur pourpre.
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Dans quelques sites du Jura français et suisse on peut trouver des colonies de plantes, où l'on rencontre en compagnie de la ssp. grandiflora, une forme qui possède une corolle avec une couleur violet pâle (seulement autour de la gorge la coloration des lobes est violet) et un pédicelle (tige de la fleur) de couleur verdâtre uniquement. Cette forme est décrite dans la littérature sous le nom P. grandiflora f. pallida. Le nombre de plantes de cette forme est stable et représente toujours à peu près 20% de la population totale.
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Non seulement en Irlande de l'ouest (Burren Mountains) mais encore dans les Pyrénées, on a trouvé des formes albinos, qui possèdent une fleur d'une couleur uniquement blanche. Cette forme a été publiée ces dernières années sous le nom P. grandiflora f. chionopetra. La répartition de cette forme est encore à vérifier et ainsi que la stabilité de ces mutants, c'est à dire s'ils gardent leurs fleurs blanches dans les générations suivantes.

L'espèce Pinguicula grandiflora a été décrite pour la première fois en 1789 par le naturaliste français Lamarck. Le nom de la plante vient de la taille de la fleur, qui était la plus grande des variétés de grassettes connues à l'époque en Europe Centrale (latin : grandiflora = grande fleur).

La répartition actuelle de cette espèce est limitée à 3 régions disjointes en Europe de l'Ouest (Montagne de Cantabrie en Espagne du Nord et les Pyrénées; Alpes de Savoie et le Jura; sud-ouest de l'Irlande). A la dernière période glaciaire cette espèce était probablement plus répartie dans des zones en Europe à des altitudes plus basses, mais après le réchauffement du climat en Europe Centrale l'espèce s'est retirée dans des refuges atlantiques et alpins.

P. grandiflora est du type de croissance tempérée avec une seule forme de feuillage. En automne les plantes forment des hibernacles, ce qui leur permet d'hiberner pendant la période défavorable. Au printemps les premières feuilles avec des fleurs se développent et en automne les plantes se reposent de nouveau sous la forme d'un hibernacle.

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Pinguicula grandiflora

Pinguicula grandiflora ssp. grandiflora Lamarck (1789)

Pinguicula grandiflora ssp. rosea (Mutel) Casper (1962)

Pinguicula grandiflora f. pallida (Gaudin) Casper (1962)

Pinguicula grandiflora f. chionopetra Nelson (1993)